Faites des pochoirs![9] même combat
10 mai 2008

Cette année, le Cortège traditionnel à Jeanne d’Arc sera précédé d’un forum d’Action française à nos locaux sur le thème de Mai 68 alors que la presse aux ordre célèbre le quarantième anniversaire de ces évènements. La France de 2008 est fille de Mai 68.
Ce forum, intitulé “Sous les pavés, la France !” comptera plusieurs brèves interventions thématiques : L’idéologie de Mai-68, personnalités et réseaux qui ont “fait carrière”, la révolution des moeurs, le gauchisme : des barricades aux ministères, l’Af en 68, liquider Mai 68.
Suivra une table ronde sur les aspects intéressants des évènements de 68 et de leurs suites: Rejet de la société de consommation, primauté du politique, écologie, économie solidaire, retour à la terre.
Une intervention aura pour thème : autogestion, fédéralisme, communautés.
Nous conclurons les échanges sur : vers de nouvelles chouanneries !
Retrouvez nos stands, la librairie, le bar…
Entrée libre. Rdv 10, rue Croix des petits-champs, 75001, Paris.
Samedi 10 Mai 2008, accueil 15h00, échanges à 16h00.
Le forum sera suivi d’un buffet campagnard (paf) et d’une soirée dansante :
68-08, quarante ans de rock !. Samedi 10 Mai 2008à partir de 19h30, paf: 10 €, gratuit pour les filles avant 22h00. Rens: 01.40.13.14.10. ou 06.81.27.64.26.
Dimanche 11 mai 2008 sera le jour de la Fête de Jeanne d’Arc, imposée par les camelots du Roi dés 1909, au prix de 10 000 jours de prison. Le deuxième dimanche du mois de mai est en effet chaque année la “Fête Nationale de Jeanne d’Arc, symbole du patriotisme français”, en vertu de loi la du 14 juillet 1920.
Cette année, au lendemain d’une longue désillusion démocratique qui aura vu le “oui” à la France du 29 mai 2005 étouffé par le candidat de l’anti-France depuis le 6 mai 2007.
C’est en famille, entre amis et avec tous ceux qui, en France, recommencent à croire à la solution monarchique que nous vous proposons de venir ce dimanche 13 mai 2007 pour faire entendre la voix du pays réel.
Venez nombreux participer au Cortège traditionnel qui, à Paris chaque année, va fleurir la statue de la Sainte de la Patrie place des Pyramides. Hier comme aujourd’hui écoutons l’enseignement de Jeanne d’Arc: restaurons la France par le Roi, par delà nos divisions, pour que vive la France !
Rassemblement à 9h30 à Paris, angle rue Royale - rue Saint Honoré - Métro Madeleine ou Concorde

Depuis déjà un an Nicolas Sarkozy a posé ses cartons à l’Élysée. Bel euphémisme de dire qu’il a déçu. Déçu les Français oui, mais pour ceux qui comme nous lucidement n’en attendaient rien, il n’y a pas de déception, juste le dégout qui s’ajoute au sentiment d’impuissance à voir un touriste gesticulant faire chaque jour un peu plus démonstration de son inaptitude au pouvoir, de son amateurisme et du vide politique qu’il incarne.
Dans le pré-carré du président de la république, le désastre qu’est pour la France la diplomatie sarkozyste est complet, mais qui peut nier que ce désastre était par avance annoncé ? Annoncé l’assujettissement de la France à une Europe toujours plus satisfaite d’être la banlieue de Washington sans volonté propre…
Annoncé tout simplement le ralliement inconditionnel de la France à l’américanisme au mépris de toutes les traditions et de toute la logique de non-alignement de la diplomatie française.
Annoncés pour l’Europe les singeries et l’avilissement d’une France qui ne décide plus devant ses voisins Britanniques et Allemands. Quand l’opinion ne regarde que la hauteur des talons et les robes des concubines, il faut alors chercher dans les quotidiens londoniens et berlinois la réflexion géopolitique : on n’y aura trouvé, malheureusement, que l’incompréhension, parfois la triste lucidité qu’il n’y a plus rien à comprendre dans le jeu diplomatique français, et l’hostilité des charognards se partageant une dépouille avec méfiance. Non pas une méfiance quelconque envers les déclarations enflammées d’un Sarkozy aux yeux de gosse à Noël, non, nos voisins savent qu’il est d’ores et déjà aux ordres : il n’y a que de la méfiance mutuelle de pays qui, eux, savent encore où est leur intérêt.
Annoncé aussi l’abandon de l’Afrique, qui, déjà catastrophique en soi, confirme un peu plus à quel point la politique d’immigration du Président est arbitraire, irréfléchie, irresponsable. Car c’est bien par le partenariat avec les pays concernés que l’immigration pourra être assainie et mutuellement profitable, alors que l’Afrique continue de se vider de ses forces vives, qui, entassées dans des banlieues, non seulement ne gagnent pas grand-chose, mais encore n’apportent rien à la France.
Certes l’assujettissement récent du projet d’”Union pour la Méditerranée”à Berlin n’était pas annoncé ; ne nous voilons pas la face, les précédents le rendait prévisible, depuis Guillaume II nous savons que l’Allemagne trouve ses colonies sur le Rhin. La nouveauté est qu’il n’est plus besoin ni de guerre ni de menaces, au XXIème siècle il suffit de confier, au président de la république française une caméra de télévision et un micro pour obtenir l’abandon de tout projet un peu ambitieux, prometteur et audacieux. Non-annoncées non plus, mais que nous aurons nécessairement observé avec un simple hochement de tête désabusé, les tristes gesticulations d’un Président qui tient absolument à aller chercher tout le monde lui-même, d’abord en Amérique du Sud avec le battage constant autour du feuilleton Ingrid Bétancourt, puis avec les “humanitaires” de l’Arche de Zoé, et enfin la pantomime de ces dernières semaines et la démonstration efficace qu’il manquait au régime Chinois de l’imbécilité du régime français.
A l’intérieur il serait bien vain de s’intéresser aux problèmes de fond, la politique de Nicolas Sarkozy ce n’est pas d’abord être à la tête d’un état, mais à celle d’un parti, et l’”ouverture” première mesure politique de la présidence fut bien le signe de cette préférence, car chaque fois que le choix fut possible comme entre Messieurs Kouchner et Védrine, ce fut bien le plus médiatique et non le plus compétent qui fut choisi… La politique du gouvernement Sarkozy est à l’image de son exécutif : faite de contradictions. Que dire d’autre d’un homme et de ses ministres rappelant à tout instant en exemple de la qualité de leur politique économique et industriel l’exemple ALSTOM, et dans le même temps donnent à Bruxelles le pouvoir de leur interdire à l’avenir de telles mesure pour sauver un autre fleuron de l’industrie nationale ? Que dire d’autre quand on peut dire en l’espace d’une semaine tout et son contraire, selon que l’on s’adresse a des pêcheurs en difficulté où à des Eurocrates endimanchés ? Que dire d’autres enfin quand l’on mendie auprès de la banque centrale européenne une baisse des taux, quand on poursuit gaillardement l’abdication des souverainetés nationales à des institutions européennes dont les décisions n’ont décidément aucune lisibilité ?…
Ce bilan pourrait être malheureusement très long, il est cependant inutile de le poursuivre. Tout est à l’image de cet énergumène qui ne voit l’intérêt de la nation que dans les charters et ne rechigne jamais à faire un peu plus de ce pays un acteur marginal jusque dans les devoirs régaliens.
Argonath


Ce vendredi 25 avril, Nicolas Sarkozy semble avoir sifflé la fin de la récré pour son gouvernement de jeunes amateurs. Les ministres ont en effet, entre autres étourderies, joué ces derniers jours effrontément avec les nerfs des pères et mères de famille. L’autre semaine était annoncée la suppression de la carte de réduction SNCF pour famille nombreuse : l’Élysée démentait deux jours après. Le 16 avril le porte-parole du gouvernement disait que rien n’était prévu au sujet du rythme du versement des allocations familiales : une demi heure plus tard le décret était publié. Maintenant donc, les familles savent à quelle sauce elles seront mangées.
L’État voleur
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Voilà déjà des années que les gouvernements volent aux familles françaises de quoi renflouer les caisses de l’État. Cette fois, il s’agit d’amputer sans vergogne le pouvoir d’achat des ménages avec deux enfants et plus. Dès aujourd’hui 1er mai la majoration des allocations familiales de 33,84 euros par mois versée jusqu’à présent pour le 11e anniversaire du deuxième enfant est remplacée par la majoration de 60,16 euros qui, de seize ans descend à quatorze. Le manque à gagner par an entre onze et quatorze ans (406,08 euros) est loin d’être compensé par le gain nouveau de quatorze à seize ans (315,84 euros par an). L’amputation de ces sommes qui déjà n’étaient qu’une aumône et dont le premier enfant reste privé aura tout simplement pour effet de pousser plus de mères de famille à aller travailler hors de chez elles au lieu d’élever elles-mêmes leurs enfants. On dissuade ainsi toujours plus les couples d’avoir plus d’un ou deux enfants, étant bien entendu que dans la mentalité actuelle,
de nombreux enfants sont considérés comme signe extérieur de richesse et que la femme qui les élève est considérée comme une gourde qui, dans l’alcôve, n’a pas su “se prémunir” et qui est incapable de “s’épanouir” en allant “au boulot”… Une fois de plus, comme avec la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, la politique familiale se révèle un beau mensonge. Il ne s’agit plus d’aligner le niveau de vie de ceux qui dépensent pour le renouvellement des générations avec ceux qui ne dépensent rien, mais d’égaliser les conditions de vie de tous les Français, tandis que ce monstre tentaculaire qu’est l’État toujours assoiffé d’argent pour s’occuper de mille choses qui ne le regardent pas est trop content de pouvoir, comme le Cronos de la mythologie, dévorer ses propres enfants. Car ce n’est évidemment pas en agissant ainsi que l’on redonnera du souffle à la démographie française. Pas étonnant qu’après tant d’années d’égoïsme hédoniste et malthusien, on en arrive à ne plus pouvoir payer les retraites des “seniors” (comme on dit). Le poids des vieux, le choc des désillusions… L’économiste Michel Godet, dans Le Figaro du 14 avril tirait la sonnette d’alarme, montrant que les familles sont de moins en moins nombreuses et que celles qui s’obstinent à l’être souffrent d’un niveau de vie de 30 à 40 % inférieur à celui des couples sans enfant à charge. Et de montrer les injustices flagrantes que la situation entraîne : une femme d’ouvrier qui a cessé de travailler pour s’occuper de ses quatre enfants verra sa retraite largement amputée. Pour remède, Michel Godet préconise que l’on compte pour la retraite les années des femmes (ou hommes) restées au foyer à partir de leur troisième enfant, car c’est bel et bien un métier que de s’occuper de ses propres enfants autant, sinon plus, que des enfants des autres dans des crèches qui coûtent à la collectivité 1 200 euros par mois et par enfant.
En outre, ces mères au foyer rendent à la société un immense service en empêchant que leurs enfants se retrouvent après l’école seuls dans la rue ou devant la télé, et s’initient dès l’âge tendre à toutes les délinquances, comme le montre Aristide Leucate ci contre. Michel Godet compare ce que coûtent à l’État les enfants élevés par leur famille avec les 15 000 euros par an et par enfant placé dans une famille d’accueil ou les 180 000 euros par an et par enfant placé dans un centre éducatif. Il est effarant de laisser s’éterniser un tel scandale.
Haro sur les familles nombreuses
Sans compter que les familles sont bénéfiques même pour l’économie du pays en augmentant le nombre de consommateurs (de chaussures d’enfant, par exemple). Le drame est, toutefois, que nos hommes politiques ne savent plus parler de la famille qu’en termes d’assistance. Alors on se donne bonne conscience en accordant des aides (aux crèches, au logement, aux transports…) qui n’améliorent guère le sort des ménages. La politique familiale est réduite à une politique sociale : on n’aide pas la famille en tant que telle, pour les services qu’elle rend à la société, mais les individus qui la composent… ou la décomposent et la recomposent… Et l’on s’en tient à la justice distributive, donc à des aumônes versées en fonction des situations économiques changeantes ou des idéologies du moment.
L’idéologie suicidaire
Or, on oublie que la famille mérite un tout autre sort : elle est l’élément fondamental de la nation, celui hors lequel nul n’a jamais indiqué un moyen de prolonger les générations. Lui assurer les moyens de croître et se multiplier est plus qu’un devoir, c’est reconnaître son rôle social, c’est vital pour un État qui veut se pérenniser. Il est triste de devoir rappeler sans cesse de telles évidences… Alors, qu’est-ce qui empêche nos gouvernants d’oser une vraie politique de la famille, de laisser les femmes avoir autant d’enfants qu’elles le souhaitent, de laisser les jeunes Français puiser dans le foyer leurs repères, au lieu d’errer comme des âmes en peine, rescapés de la loi Veil, écrasés sous le poids des soixante-huitards qui ont appris à leurs parents à n’être souvent que des consommateurs, des jouisseurs et… des contribuables ? Le mal, osons le dire, est dans la philosophie même du régime républicain. Il est urgent de la remettre en cause et de montrer l’ignominie des principes de 1789 qui envisagent l’Homme comme un absolu arraché à tout enracinement, broyé sous le joug de la “volonté générale” qui prétend créer les légitimités, séparé de ce qu’il y a de plus loin et de plus haut que lui-même. C’est au nom de cette idéologie que tous les pères de famille ont eu la tête coupée en même temps que Louis XVI, comme l’a écrit Balzac. Tant que séviront les Droits de l’Homme, la société reposera sur l’individu comme, disait Maurras, « une pyramide sur sa pointe » – ce que risque de devenir notre pyramide des âges… Renversez ce régime de mort et vous verrez les pères de famille heureux de redevenir, à l’image du Roi incarnant la continuité française, ce qu’ils doivent être selon Péguy, les grands « aventuriers des temps modernes ».

Le Camp Maxime Real del Sarte se déroulera cette année du 22 au 31 août au château de Lignières, ou nous sommes, depuis plusieurs années déjà, aimablement accueilli par le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme. Cette université d’été aura comme thème “la résistance française”. Avec plusieurs conférences par jour, des cercles d’études par niveau, des ateliers pratiques (journalistique, études de texte, expression orale, politique locale, etc.), des points d’histoire de France quotidiens, le tout baigné dans une excellente ambiance, le CMRDS représente la seule véritable université de formation politique, bien loin de la médiocrité des autres universités d’été. Le CMRDS, ouvert aux jeunes de 15 à 30 ans, est chaque année un passage indispensable de la formation politique royaliste et de l’espérance française. Il est d’ores et déjà possible de s’y inscrire en envoyant un chèque de 150 euros à l’ordre du CMRDS, accompagné de ses coordonnées (et pour les mineurs d’une autorisation parentale), au CMRDS, 10 rue Croix-des-Petits-Champs, 75001 Paris.


Dimanche 18 mai à 20h
Conférence de Sebastien de Kerrero sur
“la France occupe-t-elle encore une place dans le monde”
Au Franco-Belge
Place du marché
78000 Versailles
renseignement: denys.talon@gmail.com

Est-il temps de dire merci à Nicolas Sarkozy, malgré lui ? Lui dire, en effet, merci, pour montrer à quel point la démocratie est un régime illusoire, que la course à l’élection n’est qu’une affaire de mensonges dont l’objectif n’est souvent que d’énoncer un discours aux électeurs pour leur faire croire que l’on va réaliser leur souhait, et ainsi élu, faire exactement l’inverse de ce qui a été promis… Dernière preuve en date, la parodie de lutte contre le travail clandestin et la fraude à la législation sociale qui fait que plusieurs centaines – du moins pour l’instant, en attendant plus – de clandestins travaillant pour l’hôtellerie-restauration vont être régularisés à la suite d’un mouvement de grève soutenu par le CGT. Oh certes, ce sera au cas par cas… Comme l’indique hypocritement Brice Hortefeux. Bien loin des rodomontades de la campagne présidentielle où l’on avait vu un Nicolas Sarkozy se revêtir d’un manteau national, notamment contre l’immigration clandestine. Mais le plus important est, qu’avec le soutien militant des syndicats supplétifs, le patronat “négrier” de la restauration, de l’hôtellerie et du bâtiment a lui-même organisé une campagne pour obtenir la régularisation de ces travailleurs clandestins. Comme l’indique, en effet, Ivan Roufiol : « À cette occasion se dévoile le consensus qui existe entre l’extrême gauche et le monde patronal sur la question de l’immigration. Nombreux sont en effet les employeurs qui soutiennent, pour des raisons économiques, ces demandes de régularisations, tout en admettant avoir été abusés par de fausses cartes d’identité qu’une loi de 2007 leur fait obligation de vérifier. Sur RTL, le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, André Daguin, a estimé à 50 000 les régularisations nécessaires dans les cafés-restaurants et 100 000 au total en France. Comment un État peut-il tolérer de voir ses règles ouvertement violées ? Comment un parlement peut-il accepter de voir ses textes remis en question ? Comment l’opinion peut-elle comprendre que des emplois, généralement peu qualifiés, soient donnés à des clandestins alors qu’il existe près de trois millions de chômeurs et que les jeunes s’angoissent pour leur avenir ? » Il est important d’affirmer que les patrons-voyous qui embauchent illégalement des clandestins doivent être sévèrement sanctionnés : ils embauchent, non pas parce qu’ils ne trouvent pas de travailleurs français, mais parce qu’ils, veulent une main d’oeuvre taillable et corvéable et peser sur les salaires. Ensuite, ce sont ces mêmes patrons – soutiens de Laurence Parisot contre l’UIMM, soit dit en passant – qui reconnaissent prendre des clandestins car personne ne veut accepter les salaires qu’ils proposent. Et ces dirigeants d’entreprises ne se sont jamais souciés de revaloriser “l’image” de leurs métiers. Ce qui aurait permis d’avoir une main-d’oeuvre disponible, sans aller la chercher à l’étranger. Alors, à quoi servent donc nos prestigieuses écoles hôtelières ? À moins que là encore la formation professionnelle ne soit qu’un vaste scandale, notamment financier. De plus, l’actuelle législation sociale égalitariste et bureaucratique ne peut que favoriser les clandestins qui rattrapent leur faible salaire par des allocations de toutes sortes.
Une mesure criminelle
De même, au nom de présupposés idéologiques mondialistes, personne ne cherche à nier les fraudes et le commerce des fauxpapiers, mais une intersyndicale des contrôleurs et inspecteurs du travail (CGT-SNU-Sud-CFDTUnsa) vient de demander, le 22 avril dernier, l’ouverture immédiate d’une négociation pour la légalisation du statut des clandestins. Ainsi, ceux chargés de faire appliquer la législation veulent officialiser un délit… Mais peut-on décemment les considérer comme seuls responsables de cette situation ? Que dire d’un gouvernement qui veut mettre en place l’immigration choisie ? Dans les colonnes de L’AF 2000, nous avions déjà dénoncé le crime que constituait une telle mesure. Décidément, nous ne pouvons pas avoir confiance en ce régime.


Ce pochoir ainsi que d’autres (”vivre et travailler dans son pays d’origine”, “patrons-immigrationnistes, même combat!”…) ont été utilisés Place d’Italie, la veille de la manifestation des clandestins et de leurs geôliers, membres des associations de malfaiteurs qui composent l’antiFrance contemporaine…


« Je n’ai pas lu le Traité de Lisbonne. J’ai essayé. L’annuaire de Lisbonne est plus drôle », écrit Kevin Myers, éditorialiste du Irish Independent. Il condamne les positions eurobéates de nombreux dirigeants politiques irlandais dans le débat sur le traité européen, bientôt soumis à un référendum dans le pays. « Selon un point de vue qui semble avoir conquis toute la classe politique, nous risquons de finir par nous entasser dans des chambres à gaz. Sauf si nous respectons la dernière directive de l’UE sur le bruit des cornemuses ou sur la couleur de nos pelouses. Et je n’exagère pas : Mary Hanafin, ministre de l’Education, a réellement dit qu’à moins que le projet européen soit pleinement réalisé, l’alternative était un autre Auschwitz : un écho de la même stupidité qui a été prononcé dans les chancelleries européennes après le ’non’ des Français à la Constitution européenne. (…) Nous sommes les seuls à pouvoir mettre fin à la lubie européenne. (…) Nous accabler avec le Traité de Lisbonne revient à laisser notre avenir aux euro-avocats et à jeter une malédiction sur nos petits-enfants qui ne nous pardonneront jamais. » The Irish Independent ; Irlande


Chers forumeurs, Le Lundi 21 avril 2008 à minuit, les sujets de discussion seront définitivement fermés. Le Mercredi 23 avril 2008 à minuit, le forum fermera définitivement ses portes.
Ce choix initie une nouvelle phase dans le combat de l’Action Française pour un retour au pays réel. Ayant toujours récusé la superficialité de l’engagement virtuel, et toujours soucieux de présenter des réponses concrètes aux maux contemporains, le mouvement estime qu’il est temps de s’émanciper de cet outil incomplet.
Éternellement ouverts au débat et à la contradiction, nous restons à votre écoute. Vous pouvez nous rencontrer lors de nos conférences, dont vous pouvez prendre connaissance sur notre site et sur le blog de l’AFE. Nous tenons à remercier toutes les personnes ayant apporté leurs contributions à la vie du forum et les encourageons, dès à présent, à rejoindre nos rangs pour que la lutte s’intensifie sur le terrain !
Débranchons nos ordinateurs, reprenons la rue ! Pour que vive la France, Vive le Roi !

Au XVIIIeme siècle l’unification du Népal est effectuée autour du roi hivî Nârâyan Shâh, le Népal va connaître 250 ans de monarchie et de pérennité. Petite enclave himalayenne entre l’Inde et la Chine, le Népal va adopter un modèle britannique parlementaire à partir de 1959. Mais ce nouveau modèle est inadapté aux traditions himalayennes: les mentalités hindouistes n’arrivant pas à appliquer ce régime, le roi Mahendra décide de modifier la constitution en 1962.
La nouvelle constitution établit le système sans-partis des panchayats(des conseils).Ce système est une forme de gouvernement plus proche des traditions népalaises. C’est une structure pyramidale partant des villages pour atteindre le Rastriya Panchayat ou le palais: le système du panchayat instaure une monarchie absolue et installe le roi à la tête de l’État. Les libertés sont en bas, le peuple obtenant les libertés individuelles, l’autorité en haut, le Roi dirigeant les affaires de l’Etat.
Soumise au référendum, la nouvelle constitution est adoptée.
Néanmoins en 1990, cédant aux révoltes estudiantines et anti-gouvernementales, le Roi décide de revenir à une monarchie parlementaire.Ce virage démocratique augmente l’instabilité gouvernementale. Après 250 ans de Monarchie, le Népal s’essaye à la démocratie. Essai difficile car modifiant profondément la société Népalaise.
Le Gouvernement Népalais fait face au début des années 1990 à une forte contestation des petits paysans face aux réformes agraires inexistantes.
La Féroce répression des révoltes paysannes va amener certains ruraux à rejoindre le Parti Communiste Népalais (Maoïste), soupçonné d’être un pantin aux mains du gouvernement chinois.
En Février 1996 une Insurrection maoïste est lancée dans 5 districts, principalement situés à l’ouest du pays. Menée par Prachanda , “la guerre du peuple népalais” aboutit à la création d’un “gouvernement du peuple” remplaçant l’Administration royale dans l’ouest du pays. Malgré la prétention affichée de défendre les intérêts du peuple, les maoïstes sont accusés par les organisations de défense des droits de l’homme de s’approprier les biens appartenant à la paysannerie, d’enrôler de force des enfants soldats, d’extorsion de fonds, de procéder à des enlèvements, de s’adonner à la torture…
La Guerre Civile voit l’Insurrection Maoïste s’opposer au Parlement et au palais.
13 000 népalais périssent durant cette Insurrection.
L’Insurrection Népalaise est également le fond de toile d’un affrontement sino-occidental. Depuis sa genèse, le PCN et l’insurrection sont armés et financés par la Chine. Devant l’ampleur prise par l’Insurrection, la Belgique avec le soutien des Etats-Unis fait parvenir 6000 fusils-mitrailleurs à l’armée régulière népalaise.
Le Mouvement insurrectionnel s’essoufle mais en 2001, le prince Dipendra, pris d’une crise de folie, assassine toute sa famille avant de se donner la mort. Son oncle Gyanendra revient au pouvoir suite à ce drame, d’une manière très contestée.
Perçue comme un coup d’Etat, la prise de pouvoir de Gyanendra divise les monarchistes et rend le monarque illégitime aux yeux de la majorité des Népalais.
En 2002 Gyanendra décide de dissoudre le Parlement et de s’arroger les pleins pouvoirs. Les partis parlementaires, jusque-là soutiens de la couronne, rentrent à leur tour dans l’opposition.
Pendant 4 ans, un bras de fer est engagé entre le palais et l’opposition. Les partis parlementaires se rapprochent des maoïstes et le roi doit céder face à la pression populaire: il réinstaure le Parlement en 2006. Pendant un an, le roi voit son pouvoir se réduire petit a petit jusqu’en 2007, où les partis et la guérilla maoïste composent un nouveau gouvernement. Le 28 Décembre 2007, les partis Népalais prévoient l’abolition de la monarchie et l’instauration d’une république fédérale démocratique.
En Avril 2008 les élections ont porté l’extrême gauche au pouvoir avec environ 60 pour cent des voix (dont 30 pour cent pour le PCN). Le vote est entaché d’irrégularités favorables aux maoïstes: en effet, un candidat indépendant et un militant ont été tués dans le sud et 15 maoïstes armés de grenades ont été arrêtés après avoir incendié un bureau de vote dans l’ouest.La nouvelle assemblée va prochainement voter pour l’instauration d’une république maoïste. Sans nul doute, cette république connaîtra le sort de nombreuses autres démocraties populaires, ou de républiques démocratiques comme l’ex RDA.
« Autant le roi symbolisait la discorde nationale, autant la monarchie symbolise toujours l’unité nationale » a déclaré la rédaction du Népali Times.
En effet, ce roi s’est certainement montré inefficace face aux querelles secouant son pays, mais la monarchie en elle-même reste le seul régime garant des libertés, face aux totalitarismes et aux guerres civiles larvées.
Pierre R.

Dernière péripétie du cafouillage quant à l’action sociale du gouvernement, l’UMP a annoncé le 14 avril la création d’un groupe de travail sur le Revenu de solidarité active (RSA) de Martin Hirsch. Le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté est “partie prenante” de ce groupe de travail, installé le 16 avril lors de la réunion de la commission exécutive du parti majoritaire, a précisé Chantal Brunel, porte-parole de l’UMP. Un débat serré est en cours au sein du gouvernement sur la généralisation du RSA. Expérimenté dans une trentaine de départements, ce nouveau dispositif destiné à favoriser le retour au travail des allocataires de minimas sociaux, est jugé coûteux alors que l’heure est aux économies budgétaires. Martin Hirsch a confirmé dimanche que François Fillon lui proposait un milliard d’euros « pour commencer », alors qu’il évaluait l’enveloppe nécessaire entre deux et trois milliards d’euros. Tout en sachant que pour seulement 8 000 allocataires du RSA, il a fallu débourser près de 40 millions d’euros… Le Haut Commissaire a suggéré que le RSA soit en partie financé par une taxe sur les entreprises qui utilisent leurs profits pour racheter leurs propres actions. « Est-ce qu’il n’y a pas une source de financement supplémentaire quand il y a de très grands profits dans les entreprises, dont une partie sert à racheter leurs propres actions avec très peu d’impôts là-dessus ? », a-t-il demandé sur Canal + le 13 avril dernier. « Ce qu’a proposé M. Hirsch, ce n’est pas une taxe, c’est une contribution volontaire », a affirmé le 14 avril le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre. De plus, le grand projet de Martin Hirsch revient de loin. Depuis près d’un mois, en effet, le Haut Commissaire bataille contre le ministère des Finances et les présidents des conseils généraux, qui gèrent le RMI, et pour certains à titre d’expérimentation, le RSA. Marianne 1 revient sur le bras de fer entre les fonctionnaires de Bercy et Martin Hirsch, l’un des symboles de la cacophonie au sommet de l’État selon l’hebdomadaire. Ainsi dans les colonnes de Ouest-France, Martin Hirsch dénonce-t-il « les tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres ». Or, constatant comme François Fillon que les « caisses sont vides », Nicolas Sarkozy a expliqué que « les dépenses sociale sont indispensables pour notre pays mais si le poids des prélèvements obligatoires est tel que les emplois se délocalisent, ça crée des chômeurs en plus et ça fait exploser les dépenses sociales », lors de son déplacement à Cahors, le 8 avril. Il a également indiqué dans le Lot que le RSA serait « calibré en fonction des disponibilités financières » de l’Etat.
En finir avec l’État-Providence
Certains députés, certes enclins à dépenser un peu au titre de l’action sociale, privilégient, eux, la prime pour l’emploi. Mais aucun ne semble dresser le véritable diagnostic de l’inefficacité patente de ce type de mesures. Tout d’abord, lors de sa création en 1988, le RMI se voulait un revenu d’insertion. Or, il n’a fait que financer une “correction” de la pauvreté, le maintien dans la misère de nos compatriotes les plus nécessiteux, sans oublier, ce qui est congénital au système étatique d’aides sociales, le nombre de fraudes qu’il a suscitées. Pris en charge par les départements depuis les dernières lois de décentralisation, il a pour conséquence une hausse des impôts locaux. Il en est de même avec le RSA. Ce dernier ne proposant souvent que des emplois précaires, dont l’absence de charges sociales est supporté par l’impôt…
Pour mettre en place une véritable solidarité envers les plus nécessiteux, il faut en premier lieu permettre à chacun de trouver un emploi. Et ce n’est pas possible avec le montant des charges qui touchent les entreprises françaises et aussi lutter contre le mondialisme qui met en concurrence nos compatriotes et des salariés au coût top faible. Mais surtout, il faut rétablir les corps intermédiaires (familles, groupement de métiers, accord au sein des entreprises, etc.) qui permettraient de venir en aide à tous ceux qui en ont besoin, et ne plus confier cette mission à l’État, monstre froid qui gère très mal la question sociale. Il faut donc en finir avec la République.

“Il faut vivre d’une manière différente, acheter d’une manière différente… C’est pourquoi le film s’intitule ” We feed the world” et non ” They feed the world “. Les Brabeck, les Pioneer et tous les autres, peu importent leurs noms, partagent la responsabilité de ce qui arrive actuellement. ” Nous “, comme le dit Jean Ziegler, sommes la société civile. Nous sommes consommateurs, nous allons dans les supermarchés, nous devons manger pour vivre, chacun de nous doit faire ses courses et peut les faire où il le préfère : tel est notre pouvoir ! Nous n’avons pas besoin d’avoir des tomates ni des fraises à Noël. Nous n’avons pas besoin qu’on leur fasse parcourir 3,000 kilomètres jusqu’à nous. Nous n’avons pas besoin que nos animaux d’élevage mangent les forêts primitives humides du Brésil et de l’Amérique du Sud. Et si ce n’est pas nous qui agissons, qui agira à notre place ?” “Etant donné l’état actuel de l’agriculture dans le monde, on sait qu’elle pourrait nourrir 12 milliards d’individus sans difficulté. Pour le dire autrement : tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné.” Jean Ziegler Rapporteur spécial de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler fait figure d’ovni au sein de cette très respectable institution. Depuis trente ans, cet éternel révolté ne cesse de dénoncer l’injustice du système libéral et le cynisme des maîtres du capital qui font crever de faim une partie du monde pour nourrir l’autre. A travers ses nombreux ouvrages, cet intellectuel hors norme s’est archané à démontrer que les méfaits du système capitaliste mondialisé ne sont pas les conséquences inéluctables de la ’main invisible’ qui guide les aléas du marché, mais bien l’oeuvre du cynisme de ces “nouveaux féodaux”…


Conférence par Thibaud Pierre sur “L’avenir du royalisme français”
rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris
M Palais Royal ou Louvre Rivoli
Entrée libre
La conférence sera suivie du verre de l’amitié

La révolte lycéenne de ce printemps a quelques raisons d’être : la politique purement comptable du Ministère et de M. Darcos est peu défendable quand elle méconnaît les réalités de l’enseignement dans notre pays et ses spécificités qui, pour ne pas être toutes heureuses, ne méritent pas tant d’indignité… Ainsi, de nombreuses suppressions d’heures de cours distribuées aux établissements et de postes de professeurs, qui seraient légitimées par la baisse démographique des effectifs d’élèves, s’avèrent dangereuses pour la qualité même de l’enseignement : en effet, cela se marque par l’augmentation des effectifs au sein des classes elles-mêmes dans les cours de langue, par exemple, ce qui n’est guère profitable aux élèves et rend leur participation moins fréquente et, parfois, plus difficile. Mais d’autre part, dans les zones déjà en difficulté de par l’environnement social et l’ambiance générale, diminuer le nombre de professeurs et d’adjoints d’éducation (les surveillants) revient à affaiblir leur poids et leur crédibilité au moment même où il faudrait pouvoir mobiliser de nouvelles forces pour éviter les dérives et les naufrages.
Cela étant, la logique comptable n’est pas que l’apanage d’une administration de l’éducation nationale affolée par la réduction de ses marges de manœuvre budgétaires, et les manifestants qui rétorquent au ministre par la simple demande du maintien, voire de l’augmentation, du nombre d’enseignants se contentent d’une analyse qui, en définitive, ne prend pas assez en compte les évolutions du métier et les possibilités de « travailler autrement », mais aussi leur propre responsabilité dans la situation actuelle : en effet, ce n’est pas seulement le nombre d’élèves par classe qui détermine la qualité de celle-ci mais l’attitude de ceux-ci, leur bonne volonté et leur aptitude au travail et à la concentration. Faire classe à 36 en cours d’histoire au lycée Hoche de Versailles ne pose pas de problème particulier, ne serait-ce que de discipline, et les résultats, souvent très satisfaisants, ne varieraient pas beaucoup si le nombre d’élèves augmentait encore de quelques unités : par contre le travail des professeurs s’en trouverait surchargé par les copies de ces élèves supplémentaires, sans pour autant toucher un salaire supérieur… Dans une situation présente délicate qui voit le pouvoir d’achat des enseignants poursuivre une glissade entamée il y a déjà presque vingt ans, il y a fort à parier que la grogne serait d’autant plus vive devant ce travail obligatoire supplémentaire et pas toujours gratifiant et qui, de plus, donnerait l’impression de faire des économies sur le dos d’enseignants déjà de plus en plus sollicités pour des tâches administratives mais non rétribuées.
En fait, il n’est pas certain que le « pire » soit derrière nous : des rumeurs insistantes évoquent la volonté du Ministère de M. Darcos de remettre à plat les programmes, ce qui en soit n’aurait rien de choquant si cela n’était l’occasion de diminuer les horaires de cours et donc, logiquement, de la quantité de connaissances à posséder et, par conséquence, de la qualité de cet enseignement, au nom d’impératifs d’efficacité économique qui n’auraient pas forcément grand-chose à voir avec la mission culturelle qui est aussi l’une des tâches de l’école française. D’autre part, cela reviendrait à confier plus de classes à chaque professeur (donc plus de préparations et, surtout, plus de corrections…) sans pour autant les payer plus : si le bénéfice tiré par le Budget est certain, celui des professeurs comme des élèves n’est pas exactement avéré ! Il est facile de comprendre les craintes des enseignants devant ces perspectives peu engageantes.
Cela étant, la révolte lycéenne actuelle prend aujourd’hui un tour fort démagogique, en avançant des slogans surréalistes ou, plus exactement, décalés par rapport aux enjeux actuels de l’enseignement français et aux nécessités contemporaines : il est d’ailleurs frappant de constater la pauvreté des slogans et des propositions des manifestants, comme si l’imagination (au sens positif et constructif du terme) avait décidé, elle aussi, de faire grève. C’est dommage, d’autant plus que la critique n’a véritablement de sens et de poids utile que si elle s’accompagne d’un effort de recherche et de fondation (ou simplement de mise en avant) qui lui confère alors une légitimité d’alternative. De plus, au regard de l’attitude de certains manifestants (j’insiste sur le « certains »), il peut apparaître fort hypocrite de sembler défendre les professeurs quand, déjà, on ne respecte pas ceux qui sont actuellement en place : de multiples exemples récents montrent que les professeurs sont en butte à l’hostilité, voire l’agressivité, de nombreux élèves qui, pourtant, en demandent officiellement plus… dans la rue.
Alors, que faire ? Doit-on se contenter de « compter les coups » en attendant les grandes vacances ? Il est évident que cette attitude du « chien crevé au fil de l’eau » n’est guère honorable et qu’il faut savoir agir et réagir. Devant l’incapacité de la République à sortir de la logique comptable et de son rousseauisme mal assumé, il paraît nécessaire de repenser l’école, ses missions et ses moyens : si elle doit connaître les conditions et les aspects du monde contemporain, elle ne doit pas en accepter les seules motivations économiques et consuméristes. Quant au rôle des enseignants, il n’est pas d’alimenter les peurs d’une jeunesse déjà inquiète et nerveuse, mais d’engager une véritable réflexion, sans tabou ni préjugés, sur sa propre fonction et les modalités de celle-ci, d’accepter des remises en cause qui soient aussi des remises en ordre, de donner l’exemple du service et du devoir en prenant de plus en plus en main les destinées de ses établissements par une meilleure intégration et participation dans les pôles de décision de ceux-ci. De plus, l’autonomie qui se met en place progressivement peut aussi être l’occasion d’ouvrir les établissements scolaires à un véritable plurifinancement et au « mécénat éducatif » qui permettent le développement de projets et d’activités scolaires, aujourd’hui fort réduites faute de crédits et de soutien ministériel. « Les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent », affirmait Maurras : c’est le moment de le rappeler, aux élèves comme aux professeurs. Puisque la République abandonne « son » école, le champ se libère pour d’autres perspectives politiques.
JP Chauvin

Première session d’Action Française depuis longtemps à Tours ce week-end 12 avril, réunissant la jeune section tourangelle, et des éléments de la jeune section de Poitiers. Etaient venus pour l’occasion plusieurs cadres parisiens afin de renforcer la cohésion entre Paris et la province.
Comme entrée en matière, une conférence d’Adrien Charvet, sur « être d’Action Française, être français », où l’on rappela que notre royalisme devait être avant tout un royalisme politique, conséquence de notre amour de la France. Le militantisme devant découler naturellement de cet amour, par le devoir d’aller transmettre la vérité politique reçue, à nos contemporains. Le militant d’Action Française n’a pas d’ennemis, que des adversaires ; sa seule ennemie, c’est l’erreur. Ainsi, il doit être en tout temps et en tout lieu exemplaire. Adrien Charvet insista lourdement sur la notion de sacrifice qui est intimement liée à l’engagement politique : le militantisme, c’est sortir de soi.
Après cette conférence rappelant les fondamentaux, l’apéritif arriva, avec des produits locaux : vins de Touraine, saucisson, rillettes de Tours…. La bonne chaire faisant partie intégrante de notre identité, nous nous en sommes donnés à cœur joie, et avons mis en pratique la leçon récemment enseignée « être français ». S’ensuivie une promenade digestive dans le vieux Tours, retour à l’étude pour travailler avec Pierre Carvin, responsable de la formation sur « le traité de Lisbonne », où nous apprîmes en quoi ce texte est particulièrement une trahison de nos élus, et en quoi il nous incite à nous lancer dans une guerre de sécession (cas juridique d’ailleurs évoqué dans le traité « simplifié »), cette conférence passionnante, où les juristes n’étaient pas en reste, permit aussi de présenter la stratégie de l’AF face à cette nouvelle situation. Après une nouvelle pause largement arrosée de vin tourangeau, Arnaud Naudin nous présenta Jacques Bainville, historien, académicien, et surtout grand visionnaire politique, grâce à son étude non idéologique de l’histoire, lui permettant de ne pas avoir les oillères que trop souvent les politiques au cours du dernier siècle ont eues, et ont malheureusement encore. L’empirisme organisateur, notre méthode d’analyse encore aujourd’hui, permit à Bainville de prédire dès 1919 et le traité de Versailles les événements qui allaient suivre trente ans plus tard.
La journée se termina par un collage dans Tours et ses environs et un dernier verre en centre ville. Un grand merci à tous les militants présents et aux cadres nationaux qui sont venus nous aider pour cette session, nous serons dignes de la confiance qu’ils nous ont donnée.

Si la Révolution Française a considérablement perdu d’un prestige bien mal-acquis, grâce au travail historique mené à son endroit, il est des zones d’ombres qui n’ont pas cessé de planer sur son nom, des crimes jamais expiés dont les victimes reviennent sans cesse telles des ombres fâcheuses. Ainsi de l’agonie du jeune Louis XVII, que la Mort ne fauche pas au hasard d’une banale journée d’été de 1795, mais dont la déchéance et le supplice germent déjà dans l’esprit tourmenté d’un vaut-rien grand-amateur de Rousseau. Prenant prétexte d’une recherche documentaire préalable à un film sur le roi martyre, Donner nous invite à le suivre dans l’engrenage sanglant de la folie révolutionnaire, disséquée comme jamais depuis les premières gloires écrites d’un Hébert de plus en plus dément face au pouvoir grandissant de son Père Duchesnes, jusqu’au point de non-retour : « Qu’est-ce qu’un enfant quand il s’agit du salut de la République ? ».
Nicolas Sarkozy poursuit inlassablement et sans relâche le démantèlement de la diplomatie française. Le retour de la France au sein du commandement militaire intégré de l’OTAN est envisagé, et 700 soldats français supplémentaires vont être envoyés en Afghanistan, gage de la nouvelle américanophilie du gouvernement français.
Tant que le système fonctionnera sur les partis, rendus nécessaires par la démocratie et sans lesquels il est téméraire de vouloir conquérir le pouvoir, ce n’est pas l’intérêt supérieur de la France qui sera recherché, mais celui tant des personnes que des lobbies de toutes sortes. Seul le Roi, réellement indépendant de toutes pressions parce qu’il ne tient son pouvoir de personne, pas même de lui, est à même d’arbitrer la politique et de contribuer à la recherche du bien commun.
Pour que vive la France, vive le Roi !

« L’Absinthe est une intemporelle boisson, maîtresse des inspirations les plus insolentes comme des folies les plus baroques; elle possède une emprise incroyable sur l’esprit humain. »
Étymologiquement, absinthe veut dire en grec « ce qu’il est impossible de boire » et est synonyme de mort dans l’apocalypse de Saint Jean (Chapitre 8, versets 10 et 11) :
« Le troisième ange sonna de la trompette. Il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau, et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Le nom de cette étoile est Absinthe ; et le tiers des eaux fut changé en absinthe et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères.”
Vantée pour ses vertus médicinales dans l’Antiquité, l’ Absinthe a toujours été très populaire et était même un élément indispensable de l’infusion des dames du Moyen-Age.
A l’époque de Baudelaire, au milieu du XIXème siècle, le milieu artistique de la bourgeoisie parisienne sortit de ses barrières et de son monde en se jetant dans les bras de la fée verte, propice à l’improvisation et censée libérer la créativité. L’alcool n’est plus seulement qu’une source d’inspiration poétique et romantique, il devient un véritable encrier baroque. Les poètes et romanciers célèbrent les charmes troublants de l’aguicheuse fée verte. L’Absinthe permet à l’auteur de se dépouiller de sa fausse unité, elle lui permet de ne plus être maître de soi; il fréquente des espaces inconnus de l’esprit humain, des espaces ou une lucidité et un génie des plus fulgurants côtoient la démesure la plus sauvage. L’esprit humain vole dans un monde parallèle ou il n’est plus soi, mais est, par éclairs, prince de ses nuits.
La fée verte accompagne son amant du soir dans un vol de nuit perturbé parfois par un tourbillon de génie.
Blondin, Verlaine, Nimier ou encore Céline : les plus insolentes et acérées des plumes de la littérature ont été trempées dans l’Absinthe verte. Leurs oeuvres sont marquées par une esthétique allant de pair avec une quête d’ivresse, de vitesse, d’un vertige au cœur du monde moderne que l’écriture va tenter d’incarner.
Ces écrivains aujourd’hui maudits, jetés aux oubliettes républicaines, ont perdu dans l’alcool leur dignité humaine, pour la retrouver par le biais de l’entreprise de rédemption qu’est l’écriture.
Maudit, Nimier l’était. Il disparut au volant d’un bolide vrombissant, en pleine gloire et en transgressant les réglementations républicaines de vitesse. Il inscrit son nom dans les cieux, aux cotés de Saint-Exupery ou Drieu la Rochelle, au panthéon des princes de la nuit.
Force est de constater qu’aujourd’hui la prohibition a bien joué son rôle, et avec une certaine élite de comptoir, l’absinthe a peu a peu sombré dans l’oubli. L ‘aristocratie littéraire n’est plus, les princes s’en sont allés et ont laissé leur place à des plumes noyées dans l’égalitarisme le plus abjecte, amantes de Cocaïne et Ecstasy ; érigant la masturbation et le terrorisme intellectuel en saintes valeurs.
Savez-vous ce que le bon sens populaire a répondu en 1915 (année d’interdiction de l’Absinthe) au cours d’une conférence antialcoolique, par la bouche d’un ouvrier ?
C’est que l’Absinthe n’est pas faite pour les chiens, voilà tout !
Il ne faudra pas s’étonner qu’une réhabilitation des écrivains maudits, de “ces aristocrates des lettres” comme nous les nommons, s’allie à une réhabilitation de l’absinthe, dont la symbolique incarne nombre de nos combats. Culture, Fraîcheur et Impertinence ont forcément des effluves de fée verte.


Caméras de surveillance omniprésentes, patrouilles de policiers en civils, traçage grâce à des puces, médias contrôlés, libertés individuelles bafouées…
Où sommes-nous ? Allemagne nazi ? URSS ? Chine ? Non, juste la France.
Oui la France : 320 000 caméras de surveillance dans Paris, 85% des médias tenus par les groupes financiers, interdiction de boire quand on le veut, carte SIM des téléphones permettant de nous situer.
C’est un fait, une réalité, la belle démocratie dont la devise fait rêver les hommes a changé. Que devient-elle, où allons-nous ? Une dictature ? Non, nos dirigeants n’auront jamais le courage, ni même l’honnêteté de nous infliger publiquement ce qu’ils nous infligent tout les jours dans notre dos. Démocratie ? Quel pouvoir possédons-nous ? Nous ne choisissons même plus notre destinée. La constitution, largement refusée en 2005, allégée de son hymne et de son drapeau, reformulée, s’est vu ratifiée le 4 février 2008, par ceux censés nous représenter. Les médias nous donnent toujours les mêmes informations enfin information, désinformation plutôt, comment se fait-il qu’un accident de stade quasiment banal fasse la une des journaux à la place des nouvelles sur l’adhésion de l’Ukraine dans l’Otan ?
Pendant que les français se désintéressent de l’avenir de leur Patrie et se contentent tels les romains de pains et de jeux, la France glisse lentement vers un Etat surveillé et à de nombreux aspects totalitaires
Réveillez-vous français ! Votre passivité fait la force de nos ennemis actifs !
Kazzad
